Ingrédients
Ustensiles
Etapes
Préparation (macération, à faire la veille)
- Placer les pruneaux dans un saladier. Verser le rhum ou l'eau dessus. Couvrir et laisser reposer au moins 12 heures à température ambiante ou au réfrigérateur.
Préparation de la pâte (jour de la cuisson)
- Préchauffer le four à 180 °C. Beurrer généreusement le moule rond.
- Dans un saladier, mélanger le beurre ramolli et le sucre au fouet jusqu'à obtenir un mélange pâle et homogène, environ 3 à 4 minutes.
- Ajouter les œufs un à un en fouettant bien après chaque ajout pour incorporer maximum d'air. La pâte doit devenir légère.
- Dans un second saladier, mélanger la farine et le sel.
- Ajouter la farine au mélange beurre-œufs en alternant avec le lait : commencer par un tiers de la farine, puis la moitié du lait, puis un tiers de la farine, puis le reste du lait, puis le dernier tiers de la farine. Mélanger doucement à chaque étape pour ne pas développer le gluten.
- Égoutter les pruneaux macérés en réservant une partie du liquide de macération (environ 2 à 3 cl). Ajouter les pruneaux à la pâte et mélanger délicatement à la spatule. Verser un trait du liquide réservé dans la pâte pour ajuster la consistance si elle semble trop épaisse.
Cuisson
- Verser la pâte dans le moule beurré. Lisser la surface à la spatule.
- Enfourner pour 50 minutes. Observer attentivement à partir de 40 minutes : la croûte se forme plus vite qu'avec la version riche en beurre. Vérifier la cuisson avec un cure-dent à partir de 45 minutes — il doit ressortir sec ou avec une miette humide qui tient, jamais coulant.
- Laisser refroidir 10 à 15 minutes dans le moule avant de démouler. Le gâteau se tient et se découpe facilement une fois refroidi.
Conservation et service
- Servir tiède ou à température ambiante. Le far se conserve 2 à 3 jours sous un torchon propre ou couvert. La pâte devient plus homogène et compacte après 24 heures de repos.
Notes
Variant technique : la réduction de beurre (100 g au lieu de 130-150 g en version classique) rend la pâte moins riche mais impose de renforcer la liaison avec les œufs (ici 3 au lieu de 2) et d'ajuster la farine. Ne pas chercher à compenser en rajoutant du beurre à la dernière minute — c'est la nouvelle proportion qui crée la texture. Les pruneaux restent essentiels : ils apportent l'humidité et le sucre naturel que le beurre en excès compenserait autrement. Surveiller la cuisson plus attentivement : sans l'isolation thermique du beurre supplémentaire, la croûte se forme plus rapidement et le seuil entre cuit et trop cuit s'affine. Laisser la pâte travaillée (beurre-œufs fouettés, incorporation progressive des secs) — c'est le geste de pâtissier qui définit le far breton, qu'il soit riche ou revisité.